lundi 21 septembre 2009

Du Sénat à Obama, Yes I did! (Caro)

Une fois les 1ers jours de stage passés, mes missions commencent à devenir vraiment intéressantes. Dès ma 1ère semaine, je suis envoyée à la Chambre des Représentants, pour assister à des négociations législatives sur le thème de la sécurité alimentaire et ensuite faire un rapport. Et le plus drôle, c'est que je n'avais même pas compris où j'allais avant d'y être.

J'ai l'impression de me retrouver en pleine série TV américaine, du genre de celles qui se déroulent dans le bureau ovale. Je m'amuse à regarder les gens, les lieux,... : je m'en mets plein les mirettes. Tout en me demandant bien ce que moi je fais ici (une question, d'ailleurs, que devait bien se poser aussi le reste de l'assemblée tellement je devais faire tâche). La séance commence. Je me rends compte au bout d'un moment que je suis tellement absorbée par regarder les gens que j'en oublie le but de la visite: des notes pour mon rapport! Alors je plonge mon nez sur ma feuille... et tente d'écrire. Oui car des sénateurs, c'est bien jolis à regarder (quoique), mais l'ennui, c'est qu'étant donné leur accent et leur âge, disons-le franchement: je galère!

En sortant, passage par les toilettes; je vois un post it collé au miroir "Ai perdu ici ma bague en or et diamants, si vous la retrouvez merci d'appeler le ...". Autant vous dire que j'ai fouillé...pour la rendre bien sûr...mmm ;-)

Mais ceci n'était qu'un avant goût de la conférence de la semaine suivante. Le thème d'actualité en ce moment aux USA, c'est la réforme du système de santé. En plein dans le sujet de ma section de travail, donc. Je vois un jour débarquer mon boss qui me dit d'un air (un peu) blasé: "Obama donne une conférence demain sur la réforme de santé, tu veux y aller?" Là j'ai pas pu m'empêcher: "Are you kidding??" "No". Un peu que je veux! Et dans mon enthousiasme, je propose à une copine Mexicaine rencontrée au Washington Center, Priscila, si elle veut m'accompagner. Sa réponse me fait marrer: "Are you kidding??"


La conférence commencait à 11h du mat', mais que j'avais eu écho que les gens y seraient dès 5h pour être sûrs d'avoir une place. Alors Priscila et moi, on décide d'y aller tôt, très tôt. RDV au métro à 5h. Pour ne pas avoir d'ennui en traversant la ville, seule et à 4h du mat', je décide d'adopter mon look de racaille, jeans et sweat, capuche remontée. Ca a bien marché. Même trop bien: en attendant Priscila dans la station de métro, la gardienne me prend pour une dealeuse et me fout dehors.



On arrive enfin à l'Univeristé du Maryland, où a lieu le meeting vers 7H. Là, une queue d'une longueur infiniiiiiiie. On la remonte pour y trouver notre place. On marche 20 MINUTES! Des milliers de personnes, assis par terre ou roulés en boule, là depuis le milieu de la nuit et transis de froid. On atteint enfin le bout, on se dit que ce n'est pas cette fois-ci qu'on verra Barack. Et pourtant!... 1h après, les portes s'ouvrent et les Américains sont d'une efficacité imbattable pour effectuer les contrôles de sécurité: c'est presque au pas de course que les gens remontent jusqu'a l'entrée. En balancant au passage toute la nourriture qu'ils avaient sur eux car impossible d'en faire entrer dans la salle. J'ai deux pommes dans mon sac. Ca tombe bien, je me suis toujours demandé ce que ça faisait d'avoir une grosse poitrine.


On entre enfin. On réussit à se dégoter une super place ; les milliers de personnes arrivées avant nous sont en fait placées derriere la tribune, pour remplir le cadre des plans des caméras et ne verront donc Barack que de dos. Le show à l'américaine commence. Des interventions de sénateurs et témoignage d'étudiant pour introduire le thème de la réforme de santé. Puis voilà enfin Obama qui fait son entrée. La foule est en plein délire (Priscila et moi compris). C'est aujourd'hui l'anniversaire de mon père, je l'appelle "Tiens mon Pounet, je te passe quelqu'un qui voudrait te dire quelques mots pour ton anniversaire..." J'aimerais tellement qu'il soit là, lui comme tous ceux que j'aime, pour partager tous ces moments très forts que je vis...


Bilan de cette sortie: pari avec Priscila remporté, on a eu notre photo avec Barack. Ben quoi, vous ne saviez pas qu'en vrai il avait la taille d'une fourmie?!







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